Femmes: des lacunes à combler

Le système des trois piliers est fondamen­tal dans notre pays. À l’échelle collective, il garantit stabilité et sécurité sociale et permet aux habitants suisses d’envisager leurs vieux jours avec sérénité et confiance financière.
Chaque pilier a un but précis: le premier assure les besoins vitaux à la retraite, le deuxième couvre les 60% à 75% du dernier salaire et le troisième comble des lacunes de prévoyance.

Sandrine Duvoisin, responsable clients privés

Le troisième pilier se compose de deux formes: la prévoyance liée (3a) et la prévoyance libre (3b). Les montants versés dans une assurance vie liée ou sur un compte bancaire, pour une personne affiliée à une pré­voyance professionnelle, peuvent être déduits du revenu imposable à hauteur maximum de 6826 francs en 2019. Pour une personne non affiliée à une prévoyance professionnelle, le montant déductible maximum est de 34 128 francs. Le troisième pilier libre est constitué des liquidités, des titres, des terrains, d’immeubles ou tous autres biens.

«63% des Suisses pensent que leur besoin d’argent à la retraite sera le même voire plus élevé que lors de leur vie active»

Grâce à l’interaction entre les trois piliers, les Suisses peuvent maintenir leur niveau de vie habituel à l’âge de la retraite. Selon une étude récente du ZHAW (Center for Risk Insu-rance), 63% des Suisses pensent que leur besoin d’argent à la retraite sera le même voire plus élevé que lors de leur vie active.

Par ailleurs, on peut relever que les femmes, de par leur besoin de sécurité, sont plus nombreuses que les hommes à constituer une prévoyance liée. En revanche, les montants versés y sont moins élevés, dû à leur taux d’activité plus faible.

En conclusion, toutes ces réflexions démontrent l’importance de souscrire à un troi­sième pilier dès son premier emploi, en particulier pour les femmes et personnes travaillant à temps partiel.